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Plan du Kremlin |
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L'Arsenal
L'Arsenal du Kremlin a été construit sur l'ordre de Pierre-le-Grand pour
servir de dépôt et de fabrique d'armes. Après la pitoyable retraite de
Napoléon, il fut transformé en musée commémorant la victoire russe. La
plupart des canons exposés devant sa façade ont été pris aux bataillons
en fuite de la Grande armée. L'Arsenal est aujourd'hui le quartier
général de la Garde du Kremlin. |
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Le Palais de verre
du Kremlin
Ce bâtiment moderne tout de verre et de béton est l'édifice le plus
récent du Kremlin. Il a été construit pendant les heures de gloire de
l'administration Khrouchtchev pour abriter les congrès du parti
communiste. Il est un exemple typique du style grandiloquent de
l'époque. La salle principale du congrès abrite un colossal auditorium
de 6'000 places. La scène était surmontée d'un bas-relief monumental de
la tête de Lénine entourée de rayons dorés. Aujourd'hui, le palais
abrite des représentations de la Compagnie de ballet du Kremlin et la
bonne vieille tête de Lénine a disparu. |
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Le Sénat
L'élégant bâtiment néoclassique du Sénat a été construit sur l'ordre de
Catherine-la-Grande par l'architecte moscovite Marvei Kazakov. La
tsarine destinait ce bâtiment aux réunions du conseil, mais il est plus
connu pour avoir abriter le bureau de Lénine après la Révolution. La
récente restauration a préservé ces bureaux. Aujourd'hui, le Sénat est
la résidence officielle du Président russe. |
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Le Roi des canons
et la Reine des cloches
Ces deux bizarreries forment une paire étrange. Tous deux sont les plus
gros spécimens du monde de leur catégorie et tous deux n'ont jamais
servi.
Le Roi des canons pèse 40 tonnes pour un fut de cinq mètres et un
calibre de 890 mm. Il a été construit en 1586, pendant le règne de
Fiodor, le fils faible d'esprit d'Yvan-le-Terrible. Le canon devait
repousser les assauts ennemis avec des projectiles de la taille d'un
tonneau. Comme si le canon lui-même n'était pas suffisamment
impressionnant, le fut et le chariot ont été ornés d'une tête du
terrible Fiodor et d'une scène représentant un énorme lion russe tuant
un serpent, symbole des ennemis de la Russie.
La Reine des
cloches pèse 200 tonnes. Elle n'a jamais été terminée et encore
moins sonné. Une autre cloche plus modeste (mais pesant tout de même 130
tonnes) avait été construite au milieu du 17ème siècle mais avait été
détruite dans l'incendie de Moscou de 1701. Trois décennies plus tard,
l'impératrice Anne ordonna qu'une nouvelle cloche plus grosse fût
reconstruite à partir des restes de l'ancienne. Mais l'énorme cloche se
brisa en 1737 au moment de la cuisson. Un autre siècle passa avant que
la cloche fût amenée où elle se trouve aujourd'hui. Un petit morceau de
11 tonnes qui s'est détaché lors du transport se trouve à côté de la
cloche. |
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La Place des
Cathédrales
Si on se représente la Russie comme une poupée russe, avec Moscou à
l'intérieur du pays et le Kremlin à l'intérieur de Moscou, la Place des
Cathédrales est l'ultime poupée, contenue à l'intérieur du Kremlin. Elle
a été la première grande place publique à l'époque du développement du
pouvoir moscovite au début du 14ème siècle et a représenté pendant des
siècles le coeur de l'empire des tsars. La place est occupée sur un côté
par la Cathédrale de l'Assomption, construite vers 1470 par le tsar
Ivan-le-Grand pour abriter le centre de l'Eglise orthodoxe russe.
Jusqu'au transfert de la capitale russe à Saint-Pétersbourg par
Pierre-le-Grand, la Place des Cathédrales était le centre de la vie
politique du pays: couronnements, assemblées de la noblesse et autres
cérémonies associées à l'exercice du pouvoir se tenaient à cet endroit.
Cette place conserve l'atmosphère de la vieille Russie tsariste. Les
autres cathédrales, tours et palais qui entourent la place sont les
témoins de tout un pan de l'histoire russe.
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Le Clocher
d'Ivan-le-Terrible
Dominant non seulement la Place des Cathédrales mais également tout le
Kremlin, le clocher doré d'Ivan-le-Terrible a longtemps été la
construction la plus haute de Russie. Construite en pierre blanche
brillante et s'élevant à 80 mètres au-dessus de la place, il a été
commencé au début du 16ème siècle et terminé en 1600 sous le règne de
Boris Godounov. Le beffroi voisin abrite la Cloche de la Résurrection,
qui pèse 64 tonnes et date du 19ème siècle. |
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On peut lire sur la première rangée le
nom de Boris Godounov, et sur la seconde Grand Prince de toutes les
Russies |
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La Cathédrale de
l'Assomption (de la Dormition)
La Cathédrale de l'Assomption et la plus ancienne, la plus grande et la
plus importante des églises du Kremlin. Elle a été construite à la place
d'une petite église érigée vers 1330 par Ivan Ier pour marquer
l'accession de Moscou au statut de siège de l'Eglise orthodoxe russe. Un
siècle et demi plus tard, Ivan III (le Grand) décida que l'église
modeste et depuis lors passablement délabrée construite par son
prédécesseur n'était pas digne de la grandeur de la ville. Après avoir
consulté en vain des architectes locaux, il décida de s'adresser à des
étrangers et engagea un Italien (c'était alors l'époque de la
Renaissance). Ainsi, en 1475, Alberti Fioravanti arriva de Bologne.
Après avoir effectué un tour des anciennes villes de Pskov, Vladimir et
Novgorod afin de se familiariser avec les traditions architecturales de
l'ancienne Russie, Fioravanti revint à Moscou et se mit au travail.
Quatre ans plus tard, il avait réalisé un véritable chef-d'oeuvre. Ivan
était si satisfait du résultat qu'il jeta l'architecte en prison lorsque
celui-ci lui demanda de pouvoir rentrer chez lui. Fioravanti mourut en
captivité quelques années plus tard.
La Cathédrale entra dans
l'histoire avant même que la peinture de ses fresques eût le temps de
sécher, puisque c'est sur ses marches mêmes qu'Ivan déchira le traité
obligeant le Prince de Moscou à payer un tribut aux Mongols. La
Cathédrale était le centre de l'Eglise orthodoxe et a été le théâtre de
tous les couronnements, les funérailles, les cérémonies de victoires et
les autres intrigues qui ont jalonné l'histoire russe. Mais elle est
aussi un chef-d'oeuvre de l'architecture et de la peinture. Ses
fresques, ses icônes et le trône de Monomack valent particulièrement la
peine d'être vus, Fioravanti ayant réalisé une remarquable synthèse de
l'architecture sacrée russe. |
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L'Eglise de la
Déposition de la Robe
Cette église relativement modeste par rapport à la précédente a été
construite par des artisans quelques années après la Cathédrale de
l'Assomption. Elle abrite aujourd'hui une belle collection de sculptures
sur bois. |
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La Cathédrale de
l'Archange Michel
Cette église est la plus italienne des églises du Kremlin. Elle est la
dernière construction d'Ivan-le-Grand sur la Place des Cathédrales. Elle
fut commandée en 1505 et construite par l'architecte vénitien Alevisio.
Sa décoration en forme de coquillage et ses colonnes de type corinthien
révèlent les influences étrangères ayant présidé à son érection. A
l'exception notable de Boris Godounov (enterré au Monastère de la
Trinité-St-Serge), la Cathédrale abrite les restes de tous les premiers
tsars et de leurs prédécesseurs, les Grands-Princes de Moscou, du
Grand-Prince Ivan Kalita (1325-1341) au Tsar Ivan V (1682-1696).
Malheureusement, les tombes elles-mêmes n'évoquent que peu le passage de
l'histoire, puisque les sarcophages de pierre datent tous du 17ème
siècle et les couvercles de bronze du début du 20ème siècle. |
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La Cathédrale de
l'Annonciation
La Cathédrale de l'Annonciation, avec ses dômes d'or, servait de
chapelle privée du Tsar. Elle a été construite par Ivan III à la fin des
années 1440 sur les fondations d'une église plus ancienne et plus
modeste. Elle a ensuite été endommagée, réparée, agrandie et transformée
un nombre incalculable de fois. Un ajout particulièrement intéressant et
la Porte Grosnenki, au coin sud-est de la Cathédrale. Cette porte a été
érigée en 1572 sur l'ordre d'Ivan-le-Terrible après que celui-ci avait
violé la doctrine de l'Eglise en se mariant une quatrième fois (l'Eglise
orthodoxe n'avait autorisé que trois mariages). L'Eglise avait
finalement accepté le mariage, car elle craignait les réactions
excessives d'Ivan-le-Terrible en cas de refus, mais elle exprima son
opposition en interdisant au Tsar d'entrer dans l'église pour assister
aux services divins. La porte est le résultat d'un compromis: Ivan
assistait de là aux services, debout derrière une grille construite à
cette occasion. |
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La Cathédrale des
Douze Apôtres et le Palais du Patriarche
Ces deux bâtiments constituent en réalité un seul ensemble, qui était la
propriété au Kremlin du Patriarche de l'Eglise orthodoxe russe. Ils ont
été construit vers 1650 par le Patriarche Nikon et abritent aujourd'hui
un musée des arts appliqués du 17ème siècle. On peut notamment y voir de
la vaisselle de culte, des meubles et des objets domestiques de cette
époque. |
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Cathédrale du
Christ-Sauveur
La cathédrale du Christ-Sauveur a été édifiée une première fois entre
1839 et 1883 sur les plans de l’architecte russe Constantin Thon, en
mémoire de la victoire de la Russie sur la Grande Armée de Napoléon Ier
(en 1812). Détruite sous Staline en 1931, elle fut reconstruite à
l’identique entre 1995 et 2000 |
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Le Palais des Terem, le
Palais à Facettes et le Grand palais du Kremlin
Malheureusement, aucun de ces palais n'est ouvert aux visiteurs. Le plus
ancien de ces palais, et la plus ancienne construction du Kremlin est le
Palais de Terem. Il servait de résidence impériale jusqu'au transfert de
la capitale à Saint-Pétersbourg en 1712. Le Palais à Facettes, construit
par Ivan III, abritait les audiences et les fêtes, une fonction qu'il a
retrouvée à l'époque soviétique. Le dernier des palais, le Grand palais
du Kremlin, a été construit au début du 19ème siècle et servait de
résidence moscovite au tsar Nicolas Ier. Contrairement à ce que laisse
penser l'extérieur de ces trois palais, leur décoration intérieure est
somptueuse. |

Le Palais des Terem |
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Le Palais des armures
Au 16ème siècle, le Palais des Armures servait simplement de dépôt pour
l'arsenal du Kremlin. Peu à peu, il a également été utilisé comme
atelier et comme dépôt des trésors amassés par la cour impériale.
En 1813, après
l'invasion de Napoléon, le bâtiment fut transformé en musée, même si
Pierre-le-Grand avait transféré depuis longtemps les armoiries et les
autres objets impériaux à Saint-Pétersbourg. Ce n'est qu'en 1851 qu'ils
furent rendus à Moscou et exposés dans le bâtiment actuel. Les trésors
exposés, de l'épée de Iouri Dolgorouki au casque et à l'armure de Boris
Godounov en passant par une magnifique collection d'une cinquantaine d'oeufs
de Fabergé, sont superbes et d'une grande importance historique. Dans le
même bâtiment, le fond diamantaire permet d'admirer le fameux Diamant
Orlov de 190 carats. |
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