Bourges

 

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Bourges

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Le Jardin des Prés-Fichaux
Situé sur d'anciens marais, ce jardin a été aménagé
entre 1923 et 1930 dans un style Art Déco
remarquable
 par ses végétaux, ses bassins et fontaines, sa roseraie, ses sculptures.
   
Né à Bourges vers 1400, fils d'un marchand,
Jacques Coeur connaît une ascension sociale vertigineuse qui provoquera aussi sa chute...
Anobli en 1441 par le roi Charles VII, il est à la tête d'un négoce prospère en Méditerranée, lorsqu'il entreprend la construction de ce qu'il nomme sa «grant maison».
Ce terme désignait autant les dimensions hors du commun de l'édifice que la somptuosité du décor, emblématique de ses activités commerciales et industrielles, de sa richesse et de ses liens avec le pouvoir royal.



Comme la Cathédrale et le Palais du Duc Jean,
la demeure est appuyée sur l'ancien rempart gallo-romain,
qui détermine une importante dénivellation, habilement utilisée pour faire d'une des tours,
siège d'un fief, un donjon dominant le corps de logis.
Du côté opposé, l'hôtel se trouve de plain-pied avec la ville haute.
La maison déploie ainsi un plan en quadrilatère irrégulier, dont les bâtiments entourent une cour intérieure et présentent leurs deux belles façades à l'est et à l'ouest.
A l'est, la façade principale présente un pavillon avec portes charretière et piétonne et chapelle à l'étage, évoquant un châtelet d'entrée.
Son décor porte coquilles et coeurs, armes parlantes de Jacques Coeur, auxquels se mêle la fleur de lys, emblème du roi.
 

De chaque côté d'un balcon couvert d'un dais de pierre, qui abritait autrefois la statue équestre de Charles VII, apparaissent dans deux étonnantes fausses fenêtres, les sculptures de deux personnages accoudés, l'un à gauche, l'autre à droite.
 

La recherche d'un certain confort est concrétisée par les circulations à l'intérieur de l'édifice, facilitées par des escaliers (liaisons verticales) et des galeries à tous les niveaux (liaisons horizontales), ainsi que par les nombreuses cheminées, latrines à portée des chambres, accès direct entre les chambres et des étuves alimentées en eau chaude et dotées d'un vestiaire particulier.

Achevée en 1450, son architecture unique échappe à toutes les classifications, tenant à la fois du logis seigneurial et de l'hôtel urbain entre cour et jardin, tel qu'il se développera en France à la Renaissance.

 

     

La Cathédrale
Saint-Etienne de Bourges

Chef d'oeuvre de l'art gothique, la cathédrale Saint-Etienne de Bourges est unique dans sa conception architecturale.

Commencée en 1195 par le chevet établi sur le fossé du rempart gallo-romain, la construction de la cathédrale s'est poursuivie par la nef et la façade occidentale.

Le parti architectural retenu par le Maître de Bourges repose sur un plan sans transept. La composition pyramidale de l'élévation et l'audace de la double-volée d'arc-boutants correspondent à la recherche des effets de perspective et de fusion des volumes dans l'espace intérieur.
 

 
Un ensemble rare
de vitraux
du début du XIIIe siècle,

distribués sur les trois étages
de l'élévation du choeur, éblouit
autant par la magnificence
de leurs couleurs que
par le sens de leur lecture.
   

La façade occidentale

Elle est encadrée par deux tours de hauteur inégale : la Tour sud, dite la « Tour sourde » parce qu'elle n'a jamais reçu de cloches, est soutenue par un pilier butant qui lui sert de contrefort. La Tour nord dite « Tour de Beurre » est reconstruite en harmonie avec la façade gothique après son effondrement en 1506. Elle comporte certains éléments décoratifs Renaissance.
La façade occidentale présente sur son parvis
cinq fascinants portails sculptés du XIIIe siècle
qui correspondent aux cinq nefs.

Le tour de ville en petit train