Melk est une
ville de la Basse-Autriche, célèbre pour son abbaye
bénédictine bâtie en surplomb du Danube

L'abbaye a été fondée en 1089 lorsque la
famille Babenberg décida de déplacer sa capitale.
Deux tours, seuls vestiges du château des Babenberg, peuvent
encore être vues
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Le margrave Léopold Ier
de Babenberg reçut comme fief la region qui est maintenant le
Sud-Ouest du land de Basse-Autriche.
Le château fort de Melk devint sa résidence principale et ses
successeurs acquirent des trésors et reliques précieux.
En 1089, le margrave Léopold II fonda le monastère en donnant le
château fort à des moines bénédictins provenant de Lambach
(Haute-Autriche).
Depuis cette année, sans aucune interruption, des moines bénédictins
vivent et exercent leurs activités ici, en observant la Règle de
Saint Benoît.
Dès le XIIe siècle, une école est rattachée au monastère,
et dans la bibliothèque, des manuscrits précieux furent écrits et
rassemblés.
Au XVe siècle, l’abbaye fut le point de départ d’une des
réformes les plus importantes du Moyen Age,
la «Réforme de Melk» et entretint d’étroits rapports avec les
humanistes de l’Université de Vienne.
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autel portatif de
Swanhilde, 11e siècle |

la croix de Melk |
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crucifix en style roman tardif
le bois de la vie ... |
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"Ostensoir Amalie"
un cadeau de l'impératrice veuce
Wilhelmine Amalie. |
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salle des glaces
avec impressions baroques |
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habit sacerdotal |

de l'abbé Dietmayr |
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l'autel en style gothique tardif
peint par Jörg Breu (1502)
avec la croix
créée par Arnulf Rainer (1966) |
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détail
d'un coffre-fort |

maquette
à l'échelle 1/100 |
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détail de la fresque du plafond
peinte par Paul Troger |
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la salle de marbre |
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vue de la terrasse |
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la bibliothèque abbatiale |
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escalier en colimaçon
menant à l'église abbatiale |
La
salle la plus impressionnante de l’abbaye baroque de Melk est
l’église abbatiale.
D’après la volonté de l’abbé et de la communauté des moines,
elle devait rendre clairement visible la fonction religieuse de
la construction entière
ainsi que son orientation vers Dieu. «ABSIT GLORIARI NISI IN
CRUCE»
(«Loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la
croix»),
l’inscription située au-dessus du porche Saint-Benoît, dans la
première cour du monastère,
est comme un leitmotiv qui continue pendant la visite de
l’abbaye
jusqu’à l’église dont la splendeur rend transparente la gloire
de la croix.
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La fresque de plafond
peinte par J. Michael Rottmayr |

le grand orgue
de l'abbaye |
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Saint Coloman
Selon la légende, Coloman était le fils du roi
irlandais
et fit le pèlerinage de Jérusalem.
En 1012, il souffrit le martyre à Stockerau, près de Vienne,
parce qu’il fut soupçonné d’espionnage dans cette région frontalière
dangereuse à cause de sa langue et ses vêtements étrangers:
il fut capturé, torturé et enfin pendu sur un sureau desséché. |

le grand orgue
de l'abbaye |
D’abord, les moines envisagèrent simplement une
«baroquisation» de l’église abbatiale.
Mais à partir de 1701, à l’instigation de l’abbé Berthold
Dietmayr,
l’église fut complètement reconstruite, d’après les plans de
Jakob Prandtauer.
L’abbé réussit à engager les maîtres les plus importants en
leurs arts pour la décoration intérieure:
Antonio Beduzzi (architecture d’intérieur, esquisses pour les
fresques),
Johann Michael Rottmayr (fresques, tableaux d’autel),
Paul Troger (tableaux d’autel),
Giuseppe Galli-Bibiena (plans pour la chaire et le
maître-autel),
Lorenzo Mattielli (plans pour les sculptures) et Peter Widerin
(sculptures).
Sur l’autel latéral à
gauche, un sarcophage contient les ossements de Saint Coloman.
L’autel latéral à droite est consacré à Saint Benoît, mais le
sarcophage est vide.
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le grand orgue
de l'abbaye |
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